10 heures en forêt en Anjou ...

Je vous partage ici une expérience en nature, fin mars j’ai passé 10 heures en forêt, en Anjou… 
✨ C’est ma forêt préférée avec un mélange de feuillus et de résineux. Un peu de relief. Et dans ce que j’imaginais, un côté sauvage. J’arrive à 10h. Dans mon sac, j’ai un hamac, une loupe, des jumelles, le pic-nic, de quoi écrire, et « l’art de rêver » de Castañeda.
✨ L’offrande ce matin est une fève de cacao acheté sur un marché au Pérou. Il fait bon. Juste ce qu’il faut devant pour faire danser les arbres et chanter la cime des Pins pour se croire en vacances. L’air est tiède.
J’ai mon idée sur la partie de la forêt où me poser et explorer.
✨Je quitte le chemin pour m’enfoncer dans les arbres. Rapidement je découvre qu’en fait il y a beaucoup d’allées qui ont été créés pour laisser passer les engins. Ce que je pensais être des clairières sont à chaque fois de nouvelles allées. Au final cela rend ma progression plus facile. J’en choisis une que je descends jusqu’au bout, jusqu’à un taillis infranchissable.
🐾 Au cours de ma déambulation, je tombe sur un terrier avec deux entrées. Il y a deux crottes sèches à côté, moulée et avec un petit tortillon. Renard ? Je repère plusieurs couches et gratis de chevreuil.
🐦 Le coucou chante. A la perpendiculaire, je retrouve l’autre chemin forestier. J’ai circonscrit un grand périmètre et je décide de remonter vers son centre. J’entends les tronçonneuses au loin, et un véhicule qui descend le chemin de l’autre côté. Me sentant encerclée, je cherche à pénétrer plus profond pour ne pas être dérangée.
✨ Je trouve un endroit très moussu et m’allonge dans un creux. Me déchausse et quitte ma veste. Le soleil tape. L’accueil est doux. Je me dépose dans ce cocon, tout en restant aux aguets des bruits humain.
✨Je sais que ça ne sera pas mon sit-spot de la journée, je ne m’y sens pas assez en sécurité. Le soleil se cache.
✨ Je reprends ma déambulation en remontant. J’aperçois au milieu des feuilles, un grand trou, c’est une mare au fond. Peut-être un lieu de sit-spot pour ce soir. Je récupère un autre chemin. Et m’arrête pour écouter.
🦊 Et là, incroyable, un renard sort du fourré et vient dans ma direction en mulotant. Il fait quelques mètres et me voit. Oh, les yeux dans les yeux avec le renard, quelques secondes, puis il détale en sens inverse.
🎁 Voilà, le cadeau de la journée est arrivé. Je n’avais jamais vu de renard. Mon cœur est tout joyeux. Mon enfant intérieur se réveille.
✨ Je reprends ma déambulation. Je n’arrive pas à trouver un lieu pour me poser. À l’image de mon quotidien, toujours en train de bouger, de faire, sans pouvoir me poser, avec la sensation de ne jamais être arrivée, et que ça sera toujours mieux après.
✨ Je finis par m’installer dans une clairière-chemin au soleil. Je suis entourée par les houx, les pins. Je m’assois sur un tapis de mousse et déguste mon pic-nic en débardeur. J’explore les environs et qu’elle ne fut pas ma surprise en découvrant le terrier du renard à 20 m de là. C’était donc le bon spot pour me poser.
🧘🏽‍♀️ J’installe le hamac, quel délice de me relâcher en apesanteur. Le feu du soleil se faufile dans le feuillage et caresse mon visage. Je m’assoupi par le bercement et les chants d’oiseau, totalement en sécurité dans ce double cocon du hamac et de la forêt.
✨ Petite exploration autour du spot et puis finalement je me sens bien où je suis. Adossée contre un pin, je lis un peu, au soleil. Il tourne, alors pour me réchauffer, je ressens le besoin de mouvement. Je descends à nouveau vers le bas, au plus bas jusqu’au ruisseau. Au-delà, ce ne sont que des feuillus, j’hésite à y déplacer mon spot pour retrouver plus de lumière. Je remonte tranquillement vers le hamac. Et là me prend l’envie d’explorer les troncs à la loupe.
✨ L’infiniment petit me fascine. Je ne m’en lasse pas. Pour la première fois je rencontre une bêbête rouge qui cherche son chemin sur un tronc d’arbre mort. Que son périmètre est petit.
Et le coucou chante toujours.
Je profite des derniers rayons de soleil avant les nuages pour poursuivre ma lecture adossée au pin.
✨ Au loin, j’entends du bruit dans les feuilles mortes. Petit à petit le bruit se rapproche de plus en plus. Je jette un œil de temps en temps mais rien ne sort des fourrés. Captivée par ma lecture, je ne bouge pas quand soudain le bruit est beaucoup plus proche. Je sens l’appréhension au centre de ma poitrine. Alors je me lève pour me replier dans mon hamac au milieu des arbres. Mais depuis ce poste d’observation, plus planquée, plus aucun bruit ne se fait entendre. Si ça se trouve, ce n’était qu’un merle !
🦊 Du côté du terrier, rien n’a bougé, le renard est peut-être en balade ou alors caché au fond car je l’effraie.
☀️ Je me roule en boule dans le hamac, visage vers le soleil qui entame sa descente. Je me sers d’un bout de bois pour lancer le balancement. Les yeux fermés, j’écoute la forêt et entre petit à petit dans un état de torpeur tranquille.
💨 Le vent se lève, frais sur mon visage. Mais je ne bouge pas. Il n’y a que le balancement, les chants d’oiseaux et les pensées qui passent.
🥰 J’aimerais tellement être gardienne d’une petite forêt, d’un lieu ressource. Assise dans le hamac, je reprends ma lecture de Castaneda. Je sens mon système nerveux vraiment tranquille. La fraîcheur arrive, le soleil a dû franchir l’horizon, les oiseaux se sont réveillés. Il me semble reconnaître une grive musicienne. Et encore le coucou. L’effluve de l’humus monte, un régal.
🧘🏽‍♀️ Je ressens une vraie liberté à avoir éteint mon téléphone ce matin. Je retrouve cette même sensation vécue pendant deux mois au Pérou, de pouvoir être dans ma bulle sans que personne n’y accède.
✨ Je range mes affaires et monte le camp. L’envie d’aller voir du côté de la mare s’il y a de la vie. L’espace est plus ouvert. Mon nouveau sit-spot est la souche d’un arbre récemment coupé. En surplomb du vallon et entourée de feuillus. Le lieu est royal pour profiter des lueurs rosées du crépuscule naissant.
🧘🏽‍♀️ Je me suis emmaillotée dans la toile du hamac pour me protéger de la fraîcheur. Je suis toujours émerveillée par les buissons de fragon au pied des chênes.
🌜Au-dessus de moi, le quart de Lune, parfaitement accroché dans le ciel dégagé. Quelle bénédiction.
🌳 En l’absence de mouvements au sol, je promène mon regard dans les hauteurs et reste fascinée par la danse des cimes dans le vent. Certains chênes ont déjà leurs feuilles. D’autres sont encore nus. Et les résineux au loin.
🦌 Soudain je suis saisie par un aboiement tout proche et un chevreuil qui détale. L’aboiement s’évanoui au loin en même temps que le vent se calme. Je me cale à nouveau le dos contre mon sac, les yeux rivés vers le ciel, et la lune. Puis d’un coup tous en même temps, les oiseaux se taisent.
🐗 Avec l’arrivée du silence et de la nuit, l’appréhension des rencontres nocturnes avec le sanglier m’envahissent. Je reste aux aguets.
🦊 Quand soudain sur ma gauche j’entends un animal venir vers moi. Le pas est tout léger. À quelques mètres de moi je le distingue dans la pénombre. Son allure ressemble au renard. Il fait demi-tour, mais n’a pas semblé effrayé. Je l’entends gambader vers la mare. Son apparition est comme le Cadeau qui clôture cette expérience 😊
🌜A la lueur de la Lune, je retrouve le chemin forestier. Elle éclaire juste ce qu’il faut pour que je retrouve le chemin. Je reste les yeux rivés vers le ciel. La nuit est féerique. Les étoiles sont étincelantes. Les animaux sont réveillés car je les entends, mais je n’ai plus d’appréhension. J’ai l’impression que cette journée m’a fait entrer dans un autre espace-temps. 20 minutes plus tard, je retrouve la voiture. Tout est calme. Il est 20h30

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✨ L’offrande ce matin est une fève de cacao acheté sur un marché au Pérou. Il fait bon. Juste ce qu’il faut devant pour faire danser les arbres et chanter la cime des Pins pour se croire en vacances. L’air est tiède.
J’ai mon idée sur la partie de la forêt où me poser et explorer.
✨Je quitte le chemin pour m’enfoncer dans les arbres. Rapidement je découvre qu’en fait il y a beaucoup d’allées qui ont été créés pour laisser passer les engins. Ce que je pensais être des clairières sont à chaque fois de nouvelles allées. Au final cela rend ma progression plus facile. J’en choisis une que je descends jusqu’au bout, jusqu’à un taillis infranchissable.
🐾 Au cours de ma déambulation, je tombe sur un terrier avec deux entrées. Il y a deux crottes sèches à côté, moulée et avec un petit tortillon. Renard ? Je repère plusieurs couches et gratis de chevreuil.
🐦 Le coucou chante. A la perpendiculaire, je retrouve l’autre chemin forestier. J’ai circonscrit un grand périmètre et je décide de remonter vers son centre. J’entends les tronçonneuses au loin, et un véhicule qui descend le chemin de l’autre côté. Me sentant encerclée, je cherche à pénétrer plus profond pour ne pas être dérangée.
✨ Je trouve un endroit très moussu et m’allonge dans un creux. Me déchausse et quitte ma veste. Le soleil tape. L’accueil est doux. Je me dépose dans ce cocon, tout en restant aux aguets des bruits humain.
✨Je sais que ça ne sera pas mon sit-spot de la journée, je ne m’y sens pas assez en sécurité. Le soleil se cache.
✨ Je reprends ma déambulation en remontant. J’aperçois au milieu des feuilles, un grand trou, c’est une mare au fond. Peut-être un lieu de sit-spot pour ce soir. Je récupère un autre chemin. Et m’arrête pour écouter.
🦊 Et là, incroyable, un renard sort du fourré et vient dans ma direction en mulotant. Il fait quelques mètres et me voit. Oh, les yeux dans les yeux avec le renard, quelques secondes, puis il détale en sens inverse.
🎁 Voilà, le cadeau de la journée est arrivé. Je n’avais jamais vu de renard. Mon cœur est tout joyeux. Mon enfant intérieur se réveille.
✨ Je reprends ma déambulation. Je n’arrive pas à trouver un lieu pour me poser. À l’image de mon quotidien, toujours en train de bouger, de faire, sans pouvoir me poser, avec la sensation de ne jamais être arrivée, et que ça sera toujours mieux après.
✨ Je finis par m’installer dans une clairière-chemin au soleil. Je suis entourée par les houx, les pins. Je m’assois sur un tapis de mousse et déguste mon pic-nic en débardeur. J’explore les environs et qu’elle ne fut pas ma surprise en découvrant le terrier du renard à 20 m de là. C’était donc le bon spot pour me poser.
🧘🏽‍♀️ J’installe le hamac, quel délice de me relâcher en apesanteur. Le feu du soleil se faufile dans le feuillage et caresse mon visage. Je m’assoupi par le bercement et les chants d’oiseau, totalement en sécurité dans ce double cocon du hamac et de la forêt.
✨ Petite exploration autour du spot et puis finalement je me sens bien où je suis. Adossée contre un pin, je lis un peu, au soleil. Il tourne, alors pour me réchauffer, je ressens le besoin de mouvement. Je descends à nouveau vers le bas, au plus bas jusqu’au ruisseau. Au-delà, ce ne sont que des feuillus, j’hésite à y déplacer mon spot pour retrouver plus de lumière. Je remonte tranquillement vers le hamac. Et là me prend l’envie d’explorer les troncs à la loupe.
✨ L’infiniment petit me fascine. Je ne m’en lasse pas. Pour la première fois je rencontre une bêbête rouge qui cherche son chemin sur un tronc d’arbre mort. Que son périmètre est petit.
Et le coucou chante toujours.
Je profite des derniers rayons de soleil avant les nuages pour poursuivre ma lecture adossée au pin.
✨ Au loin, j’entends du bruit dans les feuilles mortes. Petit à petit le bruit se rapproche de plus en plus. Je jette un œil de temps en temps mais rien ne sort des fourrés. Captivée par ma lecture, je ne bouge pas quand soudain le bruit est beaucoup plus proche. Je sens l’appréhension au centre de ma poitrine. Alors je me lève pour me replier dans mon hamac au milieu des arbres. Mais depuis ce poste d’observation, plus planquée, plus aucun bruit ne se fait entendre. Si ça se trouve, ce n’était qu’un merle !
🦊 Du côté du terrier, rien n’a bougé, le renard est peut-être en balade ou alors caché au fond car je l’effraie.
☀️ Je me roule en boule dans le hamac, visage vers le soleil qui entame sa descente. Je me sers d’un bout de bois pour lancer le balancement. Les yeux fermés, j’écoute la forêt et entre petit à petit dans un état de torpeur tranquille.
💨 Le vent se lève, frais sur mon visage. Mais je ne bouge pas. Il n’y a que le balancement, les chants d’oiseaux et les pensées qui passent.
🥰 J’aimerais tellement être gardienne d’une petite forêt, d’un lieu ressource. Assise dans le hamac, je reprends ma lecture de Castaneda. Je sens mon système nerveux vraiment tranquille. La fraîcheur arrive, le soleil a dû franchir l’horizon, les oiseaux se sont réveillés. Il me semble reconnaître une grive musicienne. Et encore le coucou. L’effluve de l’humus monte, un régal.
🧘🏽‍♀️ Je ressens une vraie liberté à avoir éteint mon téléphone ce matin. Je retrouve cette même sensation vécue pendant deux mois au Pérou, de pouvoir être dans ma bulle sans que personne n’y accède.
✨ Je range mes affaires et monte le camp. L’envie d’aller voir du côté de la mare s’il y a de la vie. L’espace est plus ouvert. Mon nouveau sit-spot est la souche d’un arbre récemment coupé. En surplomb du vallon et entourée de feuillus. Le lieu est royal pour profiter des lueurs rosées du crépuscule naissant.
🧘🏽‍♀️ Je me suis emmaillotée dans la toile du hamac pour me protéger de la fraîcheur. Je suis toujours émerveillée par les buissons de fragon au pied des chênes.
🌜Au-dessus de moi, le quart de Lune, parfaitement accroché dans le ciel dégagé. Quelle bénédiction.
🌳 En l’absence de mouvements au sol, je promène mon regard dans les hauteurs et reste fascinée par la danse des cimes dans le vent. Certains chênes ont déjà leurs feuilles. D’autres sont encore nus. Et les résineux au loin.
🦌 Soudain je suis saisie par un aboiement tout proche et un chevreuil qui détale. L’aboiement s’évanoui au loin en même temps que le vent se calme. Je me cale à nouveau le dos contre mon sac, les yeux rivés vers le ciel, et la lune. Puis d’un coup tous en même temps, les oiseaux se taisent.
🐗 Avec l’arrivée du silence et de la nuit, l’appréhension des rencontres nocturnes avec le sanglier m’envahissent. Je reste aux aguets.
🦊 Quand soudain sur ma gauche j’entends un animal venir vers moi. Le pas est tout léger. À quelques mètres de moi je le distingue dans la pénombre. Son allure ressemble au renard. Il fait demi-tour, mais n’a pas semblé effrayé. Je l’entends gambader vers la mare. Son apparition est comme le Cadeau qui clôture cette expérience 😊
🌜A la lueur de la Lune, je retrouve le chemin forestier. Elle éclaire juste ce qu’il faut pour que je retrouve le chemin. Je reste les yeux rivés vers le ciel. La nuit est féerique. Les étoiles sont étincelantes. Les animaux sont réveillés car je les entends, mais je n’ai plus d’appréhension. J’ai l’impression que cette journée m’a fait entrer dans un autre espace-temps. 20 minutes plus tard, je retrouve la voiture. Tout est calme. Il est 20h30

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